Bubblebibop
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

25/09/2010

Moynier ou le sourire dans la tempête

28_MOYNIER.jpg
Narbonne. HLMMichel
RAPPEL : Midi Libre a levé le voile, jeudi, sur le rapport de la Chambre régionale des comptes « Je suis fier. »

Voilà le maître mot de la conférence de presse donnée, hier soir, par Michel Moynier, en tant qu'ancien président de l'office HLM de Narbonne.
Le leader du groupe municipal d'opposition Nouveau Narbonne réagit à la publication, dans les colonnes de la presse, du rapport d'observations définitives de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de l'OPH depuis 1996, document qui, dans la diversité de ses critiques, n'épargne pourtant personne. Michel Moynier choisit, lui, de pousser « un "ouf" de soulagement », en estimant sa gestion plutôt confortée par les conclusions des magistrats. « Même ce qu'on me reproche, c'est politiquement un "plus", commente l'ancien maire. Je suis fier d'avoir créé avec Hubert Mouly, plus 24 % de logements sociaux , je suis fier de n'avoir que

légèrement augmenté les loyers pour qu'ils restent bas. » C'est toutefois l'une des explications avancées par les magistrats pour expliquer la dégradation de la situation financière de l'office entre 2005 et 2009, jusqu'à un autofinancement net négatif.
Michel Moynier affirme, lui, que sa responsabilité ne saurait être mise en cause. « Ma gestion s'arrête en 2007, le budget suivant est celui de la nouvelle gouvernance. La dérive financière commence en 2008 », déclare l'élu, sans répondre pour autant sur le fond à tous les griefs des magistrats. Les entorses potentielles au Code des marchés publics relevées par la CRC dans l'attribution de la commande publique, avec pour certaines des pratiques pouvant être jugées anticoncurrentielles, appellent la même réponse de sa part : « Je suis fier d'avoir favorisé l'emploi local en faisant appel à de nombreuses entreprises narbonnaises. » Le reste relève, selon lui, du « formalisme », quitte à assumer l'absence de critères dans les commissions d'attribution. « Oui, mais contrairement à l'actuelle gouvernance, on choisissait entre trois candidats. » Michel Moynier, qui se livre, au passage, à différentes attaques envers l'actuel directeur général de l'office, Serge Abad-Gallardo, juge surtout « scandaleux » le traitement de l 'affaire Montès, en pointant une forme de machination et « du harcèlement moral », pour obtenir le départ de l'ancien "DG", dont il loue l'honnêteté et la compétence. Il estime, d'ailleurs, que l'affaire reflète certaines pratiques plus générales de gestion humaine au sein de l'office.
L'élu revient aussi sur la question de la villa vendue à une locataire, employée à l'office, à un prix inférieur à celui des Domaines (Midi Libre du 23 septembre) : « Je découvre qu'au moment où il n'y a plus d'argent dans les caisses, on brade le patrimoine de l'office... » Michel Moynier, affirme, enfin, qu'il n'a pas encore reçu le rapport d'observations définitives encore confidentiel, mais que la Chambre régionale des comptes, prévenue, ne l'a pas dissuadé d'organiser cette conférence de presse : « Le rapport ne devait pas être communiqué à ce stade, mais la presse en a décidé autrement... »

09:32 Écrit par Telldani dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.