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18/03/2011

Jacques Bascou : « Oui, je serai candidat en 2014

OBJ1050183_1.jpgJacques Bascou : « Oui, je serai candidat en 2014 » Pour Bascou, c'est bien non aux législatives, oui aux municipales





Dans quel état d'esprit êtes-vous à mi-mandat ?
Je pensais que la mise en place serait plus rapide. Quand on est dans le changement, pas la continuité, il faut toujours plus de temps. Mais on commence à voir des résultats. Plus ça ira, plus il y en aura.


On sent des attentes dans la population. Vous les comprenez ?
Oui, elles sont légitimes. Certains ont des problèmes d'emploi, de logement. Ils ont placé leurs espoirs dans le changement. On essaie de résoudre les problèmes au cas par cas. Mais quand on se bat pour que des entreprises s'installent, les résultats ne sont pas immédiats. Entre les attentes légitimes et la mise en place de politiques qui portent leurs fruits, il y a un décalage. Il y en a un autre entre les 'yaka' et
ceux qui ont les mains dans le cambouis. Dès qu'on veut changer quelque chose, on a des gens contre l'huile de palme, le TGV. Ou, par exemple, pour un autre 'process' à la Comurhex, ce qui veut dire disparition d'emplois. Il faut prendre en compte tous les éléments. Mais on est élu pour mettre en place des politiques et j'ai toujours dit qu'il fallait pour ça du temps. Après les gens se prononcent.


Ce temps n'a-t-il pas été trop long ?
Quand on arrive, il faut prendre en main un outil. C'est ce qu'on a fait au niveau du personnel. Même si ça a été mal perçu, on a amélioré les conditions de travail pour avoir des outils performants et améliorer le service à la population. On aurait pu faire de la démagogie, baisser les impôts de dix points. Ça aurait fait un tabac ! Mais une politique efficace, ça passe par des services performants.


Principale force et faiblesse de la première partie du mandat ?
La principale force, c'est le changement de climat. Les gens se rendent compte qu'il faut se rassembler pour faire décoller cette ville qui a, aujourd'hui, des chances de se développer. Ce qui a miné la ville, c'est le sectarisme. Les gens se rendent compte qu'il y a un destin commun, qu'on peut travailler ensemble.

La principale faiblesse, c'est la lenteur de la mise en œuvre de certains projets, c'est pour ça que l'appareil doit être performant. Des gens n'ont pas compris qu'ils sont au service non pas d'un clan, mais des Narbonnais.


Vous avez rencontré des résistances internes en mairie...


Oui. Et également des difficultés pour des gens prennent des responsabilités. Il faut, quand on est maire, être aussi un 'super directeur général des services'.


Un regret sur ces trois années ?
Je n'ai pas de regret. Je savais qu'une fois élu, le véritable travail commencerait. J'avais fait le choix de constituer une équipe jeune, nouvelle, sans forcément d'expérience municipale. C'est une force et une faiblesse. Ma satisfaction, c'est qu'elle s'investit à 100 %. On n'a pas une équipe de militants d'un parti, mais de gens qui veulent faire avancer la ville.


En quoi avez-vous changé ?
En n'étant que député, j'étais plutôt sur les débats qui sont nécessaires, la défense des idées. Je me suis un peu heurté à une réalité. Avec des choses parfois moins tranchées. On est dans l'opérationnel, dans l'envie de changer les choses.


Vous faites également désormais des efforts de communication...


Oui, je n'étais pas dans la communication, dont les excès vont à l'encontre de l'engagement politique. Mais je conçois qu'il y a une voie médiane qui permet de faire savoir ce qui se fait. Pour expliquer une politique. Ça doit servir à fédérer les acteurs, pas à s'autopromouvoir.


Quelle sera la ligne directrice pour les trois prochaines années ?
La feuille de route est tracée pour plusieurs années. Des grands projets sont lancés. Les changements sont opérés, parce qu'on a étudié les choses et que dans plusieurs domaines on a la conviction qu'il faut le faire. Il faut être opérationnel, se battre sur le terrain, en impliquant les gens. Mettre en place une véritable politique de proximité.


Propos recueillis par MANUEL CUDEL

08:48 Écrit par Telldani dans Entretien | Lien permanent | Commentaires (0)

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